Les 10 travaux de votre conseiller. #6 : la diminution de votre facture d’impôt

Voici le sixième article d’une série publiée dans le but de vous aider à comprendre comment votre conseiller peut vous accompagner tout au long de votre vie dans l’atteinte de vos objectifs personnels et financiers. Dans ce numéro :

6 : La diminution de votre facture d’impôt

Après avoir recueilli l’information utile à l’établissement de votre politique de placement et ainsi à la construction de votre portefeuille, votre conseiller peut se concentrer sur la diminution de votre facture d’impôt. Voici ce dont il en ressort :

Les trois D de la fiscalité

Même s’il est parfois difficile de rester à jour sur le plan de la fiscalité en raison des changements potentiel à chaque nouveau budget, les trois D de la fiscalité demeurent la base d’une bonne planification fiscale. Selon vous, quels sont-ils? Est-ce peut-être : décanter, déguster et digérer? Si seulement… En fait, il s’agit plutôt de : déduire, diviser et différer.

Déduire

Une déduction fiscale est un montant qui permet de réduire le revenu imposable et donc, du même coup, de réduire l’impôt à payer. Entre autres, il est possible de déduire :

  • Les contributions à un REER;
  • Les contributions à un fonds de pension;
  • L’intérêt d’un prêt lié à un investissement;
  • Les honoraires professionnels;
  • Les dépenses liées à un emploi.

Diviser (fractionner)

Selon la firme comptable Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT), le fractionnement du revenu consiste à partager entre les membres d’une même famille le revenu d’un particulier afin de bénéficier des taux d’imposition progressifs et ainsi de réduire la facture d’impôt. Voici quelques exemples de stratégies de fractionnement de revenu :

  • Utiliser une fiducie familiale;
  • Contribuer à un REEE;
  • Contribuer à un REER conjoint;
  • Fractionner le revenu de pension entre conjoints;
  • Fractionner le revenu de régime enregistré, tels le FERR et le FRV.

Différer

L’objectif consiste à différer l’impôt sur une longue période de temps. Ainsi, on peut générer des rendements considérablement plus élevés sur le montant d’impôt différé plutôt que de le donner immédiatement au gouvernement et reporter l’impôt. Les stratégies de report d’impôt les plus courantes sont l’utilisation du REER, du REEE, du CELI et du fonds de pension.

L’optimisation fiscale du portefeuille d’investissement

Après les trois D, pour réduire votre facture d’impôt, vous devez aussi vous pencher sur l’optimisation fiscale du portefeuille. Cela nécessite quelques simples ajustements, comme de détenir les bons titres dans les bons comptes, mais aussi de tirer profit des occasions de « récolter » des pertes fiscales lorsqu’elles se présentent.

Prochain article de blogue

Après avoir déterminé votre situation personnelle, fait votre bilan, établi vos objectifs financiers, dressé votre profil d’investisseur, élaboré votre politique de placement, construit votre portefeuille et réduit votre facture d’impôt, la prochaine étape consiste à faire un suivi régulier, ainsi qu’à rééquilibrer le portefeuille. Ce sera d’ailleurs le sujet du prochain article.

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Oups! J’ai trop contribué au REER. Que faire?

Oups! J’ai trop contribué au REER. Que faire?

Pour faire suite à mon dernier billet dans lequel j’ai abordé les conséquences d’une cotisation excédentaire au CELI, je vous propose la même thématique, mais cette fois-ci pour le REER.

Tout d’abord, faisons un peu d’histoire. Le REER, anciennement nommé la « rente de retraite enregistrée » a fait son apparition dans le budget fédéral en 1957 et a depuis aidé des millions d’épargnants à se bâtir une meilleure retraite. À son début, la cotisation était plafonnée à 10 % du revenu de l’année en cours, pour un montant maximal de 2 500 dollars. Ce n’est qu’en 1991 que le plafond de cotisation est passé à 18 % du revenu de l’année précédente et que les droits de cotisations inutilisés ont pu être reportés.

Un régime enregistré d’épargne-retraite (REER) est un régime dans lequel vous avez la flexibilité de contrôler vos placements, d’avoir une croissance à l’abri de l’impôt et de reporter de l’impôt en allant chercher une déduction au moment de la contribution, laquelle sera idéalement imposée à un taux inférieur au moment du retrait.

Plafond

Chaque année, vous pouvez cotiser un montant équivalent à 18 % de votre revenu gagné l’année précédente, jusqu’à concurrence du maximum fixé pour l’année d’imposition. À titre informatif, ce maximum pour 2020 est de 27 230 $.

Comment se produit la cotisation excédentaire?

Il va sans dire que 18 % du revenu de l’année précédente peut représenter beaucoup d’argent, alors comment est-il possible de dépasser cette limite?

Eh bien, si vous cotisez déjà automatiquement à un REER collectif ou si vous participez à un régime de pension agréé (RPA) qui nécessite de tenir compte d’un facteur d’équivalence (FE), il est concevable de penser que vous pourriez faire une erreur au moment de maximiser vos cotisations.

Pénalité

Si vous cotisez plus que le montant auquel vous avez droit, l’Agence du revenu du Canada (ARC) vous imposera 1 % par mois sur le montant excédant le maximum déductible, outre les premiers 2 000 $. En effet, aucune pénalité ne sera imposée si le montant excédentaire est inférieur à 2 000 $.

Comment corriger la situation

Si vous devez payer de l’impôt sur des cotisations excédentaires, voici vos options :

  • Remplir un formulaire et payer une pénalité;
  • Faire une demande d’exonération auprès de l’ARC.

En cas de gaffe, la première option est de déclarer les cotisations excédentaires et de payer l’impôt en remplissant le formulaire T1-OVP de l’ARC. Si vous choisissez plutôt l’option 2, vous devrez démontrer que les contributions excédentaires sont le résultat d’une erreur et que vous n’avez pas agi de mauvaise foi. En utilisant le formulaire T3012A de l’ARC, vous pourrez retirer le montant excédentaire et renoncer à l’impôt retenu. La procédure consiste à faire approuver le formulaire T3012A par l’ARC et ensuite à le présenter à votre institution financière pour retirer le montant libre d’impôt.

Mes conseils

  • Consultez votre plus récent avis de cotisation de l’ARC pour connaître vos droits de cotisation au REER, incluant ceux inutilisés;
  • Utilisez l’application mobile MonARC à ca/arc-applications-mobiles ou ouvrez une session dans Mon dossier à canada.ca/mon-dossier-arc pour suivre l’évolution de vos droits de cotisation.

Prochain article de blogue

Pour le prochain article, je poursuis la série : Les 10 travaux de votre conseiller avec un article sur la diminution de votre facture d’impôt.

Simon Houle

J’offre la combinaison d’une planification financière et d’une gestion indicielle sans coûts inutiles, tout en valorisant l’expérience client. Je suis inscrit auprès de l’Autorité des marchés financiers.

Qu’arrive-t-il dans le cas d’une contribution excédentaire au CELI?

Qu’arrive-t-il dans le cas d’une contribution excédentaire au CELI?

La crise sanitaire et le confinement ont modifié les habitudes d’épargnes des ménages québécois. Au fait, le taux d’épargne a monté en flèche. Ceci s’explique en partie par l’augmentation du fonds d’urgence – une précaution liée à un ralentissement économique et une épargne forcée due au confinement – vu le moins d’occasions de dépenser. Très souvent, cette épargne se retrouve au CELI.

Depuis la mise en place du CELI en 2009, l’Agence du revenu du Canada (ARC) a malheureusement dû prendre l’habitude d’émettre une grande quantité de lettres à des épargnants qui contribue de manière excédentaire à leur CELI pour les aviser d’une pénalité à payer. Avec l’arrivée du confinement, la tendance s’amplifie. Dans la majorité des cas, ce sont des gens de bonne foi qui ont fait une erreur. Alors, pourquoi ce phénomène existe-t-il?

Premièrement, analysons ce qu’est un CELI. Le compte d’épargne libre d’impôt (CELI) vise à encourager l’épargne. Il peut être utile autant pour les objectifs à long terme, comme l’épargne retraite, que pour ceux à court terme, comme le fonds d’urgence. Tous les revenus générés dans le CELI sont libres d’impôt.

Plafond

Toute personne de plus de 18 ans peut contribuer au CELI et ainsi tirer profit de cette croissance à l’abri de l’impôt. Si la personne de 18 ans et plus ne profite pas de cette contribution annuelle, ses droits ne se perdent pas, au contraire, ils s’accumulent. En 2021, le plafond annuel au CELI est de 6 000 $, mais il n’en a pas toujours été ainsi et il a même souvent changé depuis 2009. En voici un sommaire :

  • Le plafond annuel pour les années 2009 à 2012 était de 5 000 $;
  • Le plafond annuel pour les années 2013 et 2014 était de 5 500 $;
  • Le plafond annuel pour l’année 2015 était de 10 000 $;
  • Le plafond annuel pour les années 2016 à 2018 était de 5 500 $;
  • Le plafond annuel pour l’année 2019 à 2020 était de 6 000 $.

Déjà, avec tous ces différents plafonds, il est compréhensible qu’une personne puisse se tromper quant au montant de contribution auquel elle a droit. C’est d’autant plus vrai si la personne est dans la vingtaine, car le montant cumulatif sera différent de celui d’une personne qui avait déjà au moins 18 ans en 2009. En 2021, ce plafond cumulatif est de 75 500 $. Ainsi, une personne détenant plusieurs CELI dans différentes institutions financières peut facilement perdre le nord!

Que faire si votre contribution est trop élevée?

Si vous cotisez plus que vos droits vous le permettent, l’ARC vous imposera 1 % par mois sur le montant excédant votre maximum. Voici les seules façons de faire cesser cette pénalité :

  • Retirer le montant excédentaire du CELI;
  • Faire absorber le montant excédentaire par les droits de cotisation de la nouvelle année.

En cas d’erreur, la première option est de retirer le montant excédentaire le plus rapidement possible pour limiter le montant de la pénalité. Ainsi, l’impôt de 1 % par mois sur la somme excédante cessera le mois suivant le retrait. Si la personne choisit plutôt l’option 2, l’impôt devra être payé jusqu’au mois de décembre de l’année en cours, puis cessera dès que la somme excédante sera absorbée par les nouveaux droits de cotisations.

Toute personne devant payer une pénalité à l’ARC doit remplir le formulaire spécial RC243 afin de calculer et déclarer cet impôt. La date limite pour le faire est le 30 juin de l’année suivante.

Par contre, l’épargnant qui reçoit une lettre éducative de l’ARC mentionnant : « À l’avenir, si vous continuez de cotiser plus que vos droits de cotisation vous le permettent, l’ARC peut vous imposer un impôt de 1 % pour chaque mois où le montant cotisé en trop reste dans votre CELI. » ne se verra pas imposer de pénalité s’il retire immédiatement le montant en trop.

Mes conseils

  • Ne pas ouvrir plus de deux CELI, si possible. Le premier sert aux besoins à court terme et le second aux besoins à long terme;
  • Utiliser l’application mobile MonARC à ca/arc-applications-mobiles ou ouvrir une session dans Mon dossier à canada.ca/mon-dossier-arc pour suivre l’évolution de ses droits de cotisation.

Prochain article de blogue

Maintenant que vous savez comment bien gérer vos cotisations au CELI, restez à l’affût du prochain article de blogue qui traitera de la cotisation excédentaire au REER.

Simon Houle

J’offre la combinaison d’une planification financière et d’une gestion indicielle sans coûts inutiles, tout en valorisant l’expérience client. Je suis inscrit auprès de l’Autorité des marchés financiers.

Les 10 travaux de votre conseiller. #5 : la construction de votre portefeuille

Cet article est le cinquième d’une série publiée dans le but de vous aider à comprendre comment votre conseiller vous accompagne tout au long de votre vie dans l’atteinte de vos objectifs personnels et financiers. Dans ce cinquième numéro :

5 : La construction de votre portefeuille

Après avoir accumulé l’information découlant du processus de planification financière ainsi que d’avoir établi votre politique de placement, votre conseiller a maintenant l’information nécessaire pour construire votre portefeuille. Voici de quoi il en découle :

Sélection des titres

Pour être incluse dans nos portefeuilles, chacune des classes d’actifs doit être accessible sous forme d’un fonds négocié en bourse respectant certains critères de :

  • Liquidité. La classe d’actifs et le FNB doivent démontrer assez de liquidité pour les besoins des clients;
  • Frais. Pour chaque classe d’actifs, nous favorisons le FNB ayant le ratio de frais de gestion le plus bas;
  • Structure. Nous n’investisons pas dans les produits « structurés » (avec des dérivés ou des total return swaps par exemple) dont le comportement peut dévier de la classe d’actifs sous-jacente, particulièrement en période de stress sur les marchés et introduire un risque non-diversifiable dans le portefeuille.

La construction

Le processus d’optimisation génère l’ensemble des portefeuilles situés sur la frontière efficiente. Les principaux intrants dans le processus d’optimisation sont le rendement anticipé et la volatilité (variance) de chaque classe d’actifs ainsi que leur corrélation.

Le modèle d’optimisation utilise les données historiques de volatilité et de corrélation. On fait ainsi l’hypothèse simplificatrice que ces caractéristiques sont assez stables dans le temps et ne sont pas dépendantes du contexte, économique notamment. On ne peut cependant faire la même hypothèse quant aux rendements anticipés : ils ne peuvent pas être basés seulement sur la moyenne des rendements historiques et doivent refléter nos « vue » sur les rendements futurs. Les obligations canadiennes offrent un bon exemple : on ne peut anticiper que leur rendement des 30 dernières années – dans un contexte de baisse séculaire du niveau de taux d’intérêt – se reproduise au cours des 30 prochaines.

Chacun des portefeuilles sur la frontière efficiente maximise le rendement anticipé pour un niveau de risque (volatilité) donné. C’est sur cette frontière que sont sélectionnés les portefeuilles correspondants aux différents profils de risque des clients.

Prochain article de blogue

Ayant établis votre situation personnelle, fait votre bilan, déterminer vos objectifs financiers, fait votre profil d’investisseur et élaborer votre politique de placement, construire votre portefeuille, le prochain travail constitue à réduire votre facture d’impôt. C’est le sujet de notre prochain article.

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Les 10 travaux de votre conseiller. #4 : l’élaboration de votre politique de placement

Cet article est le quatrième d’une série publiée dans le but de vous aider à comprendre comment votre conseiller vous accompagne tout au long de votre vie dans l’atteinte de vos objectifs personnels et financiers. Dans ce quatrième numéro :

4 : L’élaboration de votre politique de placement

La politique de placement est le manuel d’instructions pour la gestion de votre portefeuille : quelles classes d’actifs détenir dans quelles proportions et dans quels comptes, comment sélectionner les titres pour chaque classe, quand rééquilibrer le portefeuille, etc.

Le processus de planification financière

Chacun de nos modèles de portefeuilles utilisés se situe sur la frontière efficiente. Les objectifs de placements et le profil d’investisseur découlant du processus de planification financière déterminent lequel des modèles de portefeuilles convient le mieux au client.

La répartition d’actif

La répartition d’actif vise à combiner des classes d’actifs de façon à maximiser le rendement pour un niveau de risque donné ou à minimiser le niveau de risque pour un rendement donné. Afin de convenir à un investisseur, une répartition d’actif devra viser un rendement lui permettant d’atteindre ses objectifs financiers tout en respectant sa tolérance au risque.

Le processus de répartition d’actifs implique la sélection de classes d’actifs devant constituer le portefeuille et un processus d’optimisation (« mean-variance optimization ») visant à allouer un pourcentage du portefeuille a chacune des ces classes pour optimiser le rendement anticipé pour un niveau de risque donné. On obtient ainsi une « frontière efficiente » de portefeuilles qui maximisent le rendement pour un niveau de risque.

Sélection des classes d’actifs

Nous sélectionnons les classes et sous classes d’actifs pouvant contribuer à la diversification du portefeuille, en tenant compte de leur rendement anticipé, leur risque (variance ou volatilité) ainsi que leur corrélation (covariance). Le processus d’optimisation déterminera leur poids dans le portefeuille en fonction de ces 3 caractéristiques.

Où détenir les titres ?

Dès qu’un client détient plus d’un type de compte, surtout un compte non-enregistré, l’impact de la fiscalité doit être considéré dans la construction et la gestion du portefeuille. Les titres qui génèrent des gains en capital et, dans une moindre mesure, des dividendes canadiens sont plus efficaces fiscalement que ceux générant des revenus d’intérêts. On peut ainsi classer les titres en ordre d’efficacité fiscale de la façon suivante :

  • Actions canadiennes ;
  • Actions américaines ;
  • Actions internationales ;
  • REITs ;
  • Obligations canadiennes.

Dans la mesure où tous les comptes d’un client ont le même objectif de placement, nous priorisons les comptes non-enregistrés pour la détention des titres fiscalement efficaces. Le CELI a priorité sur les comptes de retraite (REER et FERR) pour les actions américaines puisqu’elles y jouissent d’une exemption d’impôt de retenue sur les dividendes.

Rééquilibrage des portefeuilles

Outre les contributions et retrait d’un compte, les dividendes et les mouvements de marchés causent une déviation des portefeuilles de leur allocation d’actifs cible. Sans rééquilibrage, le portefeuille aura tendance à devenir surpondéré dans la classe d’actifs générant le rendement le plus élevé à long terme – les actions. Ils doivent donc être rééquilibrés périodiquement.

Il existe fondamentalement 3 approches au rééquilibrage : 1) rééquilibrage à intervalles réguliers – mensuels, trimestriels ou annuels – sans égard à la déviation ; 2) rééquilibrage dès qu’un certain seuil de déviation est atteint ; ou 3) rééquilibrage à intervalles réguliers seulement si un certain seuil de déviation est atteint. Les études empiriques démontrent qu’il n’existe pas de méthode ou de fréquence optimale de rééquilibrage. Elles mènent toutes à une répartition d’actifs moyenne, une volatilité et des rendements à long terme similaires avant frais. Les frais sont un facteur qui milite en faveur d’un rééquilibrage moins fréquent, alors que les anticipations des clients imposent une limite à la déviation qui peut être tolérée.

Prochain article de blogue

Ayant établis votre situation personnelle, fait votre bilan, déterminer vos objectifs financiers, fait votre profil d’investisseur et élaborer votre politique de placement, la prochaine étape constitue à construire votre portefeuille. C’est le sujet de notre prochain article. Pour recevoir tous les articles de la série « Les 10 travaux de votre conseiller », abonnez-vous à notre infolettre.

Les 10 travaux de votre conseiller. #3: l’établissement de votre profil d’investisseur

Cet article est le troisième d’une série publiée dans le but de vous aider à comprendre comment votre conseiller vous accompagne tout au long de votre vie dans l’atteinte de vos objectifs personnels et financiers. Dans ce troisième numéro nous abordons :

3 : L’établissement de votre profil d’investisseur

Votre attitude face au risque et votre capacité à absorber les fluctuations de marché sans compromettre l’atteinte de vos objectifs financiers est la base de la gestion de votre portefeuille. Bien fait, cet exercice vous évitera de faire des erreurs coûteuses lors des inévitables corrections boursières.

Le profil d’investisseur servira de guide et de structure pour l’établissement de votre politique de placement.

Questionnaire

Chacun de nos modèles de portefeuilles se situe sur la frontière efficiente. Les objectifs de placements et le profil d’investisseur découlant du processus de planification financière déterminent lequel des modèles de portefeuilles convient le mieux au client.

Le conseiller a la responsabilité de poser une série de questions afin d’établir votre profil d’investisseur  et respecter l’obligation de bien connaître son client.

Le questionnaire utilisé par votre conseiller pour établir le profil d’investisseur inclura des questions posées sous différents angles sur les sujets suivants :

  • La tolérance au risque. C’est l’élément le plus important du profil d’investisseur. La tolérance au risque est propre à chacun et elle doit être respectée en tout temps. Elle représente la capacité d’un investisseur à assumer les fluctuations de la valeur de son portefeuille, et plus précisément une variation à la baisse pendant une période de temps donnée.
  • L’horizon de placement. Il permet de déterminer quand les placements vont être retirés et aura une influence sur le niveau de risque tolérable. Plus l’horizon est loin, plus l’investisseur peut assumer de risque, car il a plus de temps pour se remettre d’une période baissière.
  • L’âge. Le troisième élément à considérer est l’âge. Il est étroitement lié à l’horizon de placement, car plus vous avancez en âge, moins vous avez de temps pour récupérer suite à une baisse importante des marchés.
  • L’objectif de placement. Le quatrième élément du profil d’investisseur est l’objectif de placement. Il y a quatre grands types d’objectifs de placement :
    1. La sécurité du capital
    2. Le besoin de revenu
    3. L’équilibre entre le revenu et la croissance
    4. La croissance du capital
  • La situation financière. Pour terminer, il faut tenir compte de votre situation financière que nous avons déjà analysée ensemble lors du premier des 10 travaux. Avez-vous maximisé vos cotisations REER et celles du CELI ? Avez-vous des investissements non enregistrés ? Quel véhicule de placement a été privilégié ? Avez-vous des dettes ? Quel est votre revenu annuel brut ? Évidemment, il pourrait y avoir d’autres éléments à prendre en considération en fonction de votre situation.

Bien connaitre son client

En plus de faciliter l’établissement du profil d’investisseur, le questionnaire permet au conseiller d’en apprendre un peu plus sur son/sa client(e) et ses objectifs. Ceci est important car en planification financière et en gestion de portefeuille nous devons respecter l’obligation de ‘’bien connaitre son client’’. C’est-à-dire qu’il y a un minimum d’information qu’un conseiller doit recueillir avant de faire la première recommandation. Une partie de cette information se trouve dans les réponses au questionnaire du profil d’investisseur. Mieux on connait le/la client(e), meilleures sont les recommandations !

Prochain article de blogue

Ayant établis votre situation personnelle, fait votre bilan, déterminer vos objectifs financiers et fait votre profil d’investisseur, la prochaine étape constitue à élaborer votre politique de placement. C’est le sujet de notre prochain article.

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Quelques trucs de fin d’année pour économiser de l’impôt

La température baisse, les feuilles tournent au rouge et les gens discutent de costumes d’Halloween… C’est définitivement signe que la fin d’année approche ! Concernant vos finances personnelles, il est temps d’exécuter quelques tâches pour fermer l’année et mettre la table pour 2018. Voici un survol de quelques points importants :

Déclencher une perte en capital

Avez-vous déclaré des gains en capital dans l’une des trois années précédentes (2016, 2015, 2014) ? Si oui, ou si vous avez déclaré des gains en capital dans l’année courante, vous devriez considérer vendre vos titres perdants pour déduire ces pertes en capital sur les gains en capital accumulés dans les dernières années. Les pertes en capital excédentaires peuvent être déduites sur du gain en capital déclaré jusqu’à 3 ans avant la date de la vente et reporté à l’infini dans le futur.

Si vous avez l’intention de refaire l’achat du titre vendu, assurez-vous d’attendre 30 jours avant de procéder ! Sinon, la perte sera considérée comme une perte apparente et vous ne pourrez pas la déduire. Si vous souhaitez vraiment réinvestir le jour même, considérez acheter un titre ou un fonds négocié en bourse ayant des caractéristiques proches de celui vendu.

Provoquez un gain en capital avant la fin d’année

Pourquoi voudriez-vous réaliser un gain en capital avant la fin de l’année ? C’est avantageux seulement si vous pouvez l’exonérer d’impôt, vrai ? Idéalement oui. Vous pourriez avoir des pertes en capital non déduites que vous voulez utiliser, ou sinon vous pourriez avoir le goût de vendre le titre en 2017, car vous savez que votre taux marginal est plus bas cette année qu’il ne le sera en 2018, et vous aviez l’intention de le vendre bientôt de toute façon. Si vous n’avez pas besoin du produit de la vente, vous devriez le réinvestir. Même si vous rachetez le même titre, vous allez créer un nouveau PBR (prix de base rajusté), ce qui permettra de sauver de l’impôt à la prochaine vente.

Contribution excédentaire au REER à 71 ans

Si vous avez eu 71 ans cette année, vous devez convertir votre REER en FERR avant la fin de l’année en cours. Règle générale, on ne peut pas cotiser dans un FERR. Cependant, si vous avez 71 ans et que vous gagnez des revenus en 2017 qui donnerait normalement des droits au REER de l’an prochain, vous pourriez faire une cotisation excédentaire à votre REER équivalente à ces futurs droits. Cette cotisation aurait lieu en décembre, juste avant de convertir votre REER en FERR.

Donner à un organisme de bienfaisance pour la première fois

Si vous n’avez jamais fait un don à un organisme de bienfaisance, il est important de savoir que 2017 est la dernière année pour bénéficier du Super crédit d’impôt pour premier don de bienfaisance. C’est un crédit fédéral qui ajoute 25% au crédit actuel pour don de bienfaisance, pour les dons monétaires jusqu’à concurrence de 1 000$. En additionnant les crédits du fédéral et du provincial, vous pourriez recevoir jusqu’à 715$. Il y a plusieurs bonnes causes. Si vous voulez en encourager une, c’est l’occasion !

La tendance mentionnée dans notre lettre précédente se maintient. Pendant que les taux des obligations du gouvernement du Canada 10 ans ne montent pas ou montent faiblement, les taux à court terme montent beaucoup plus rapidement. Nous assistons donc à un aplatissement de la courbe de taux.

Retrait du CELI

Si vous planifiez de faire un retrait du CELI prochainement, considérez de le faire avant la fin de l’année. De cette façon, le montant que vous retirez sera ajouté à vos droits de cotisations pour l’année 2018. Vous allez pouvoir le recotiser plus rapidement.

Payez vos comptes à temps

Étant donné que plusieurs déductions fiscales et crédits d’impôts sont calculés sur différentes dépenses qui sont payés au courant de l’année, prenez le temps de vous assurer que les paiements sont faits avant le 31 décembre 2017 et de conserver vos reçus. Entre autres :

  • Frais médicaux pour vous, votre conjoint et vos enfants mineurs ;
  • Frais de déménagement ;
  • Frais de garde ;
  • Dons de charité ;
  • Frais de placement (intérêts et frais de courtage) ;
  • Frais de scolarité ;
  • Frais pour transport en commun pour les 6 premiers mois de l’année. (C’est la dernière année pour profiter de ce crédit d’impôt).

Entrepreneurs, soyez alertes !

Le monde des affaires était en grogne suite à la réforme fiscale initialement présentée cet été. Donc, le 16 octobre le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, à apporté des changements. Voici ce qu’il propose :

  • Dès le 1er janvier 2018, le taux d’imposition baissera à 10 %. Il atteindra ensuite 9 % en janvier 2019.
  • Il sera dorénavant impossible pour un entrepreneur de réduire ses impôts en fractionnant son revenu avec des proches qui ne contribuent pas à l’entreprise. Par contre, il n’y a aura aucun changement pour ceux qui travaillent dans l’entreprise.
  • Gains en capital: le gouvernement a fait volte-face au sujet de l’exonération cumulative des gains en capital. Le ministre des Finances a mentionné qu’il n’y aurait finalement aucun changement aux règles qui permettent à l’heure actuelle aux propriétaires de léguer d’une génération à l’autre une entreprise familiale sans devoir payer d’énormes sommes d’impôts.

Nous vous recommandons de consulter vos spécialistes en fiscalité le plus tôt possible. Malgré l’assouplissement apporter à la réforme fiscale, les entrepreneurs doivent solliciter les bons conseils pour s’ajuster aux changements.

Les 10 travaux de votre conseiller. #2: déterminer vos objectifs financier et personnels

Cet article est le second d’une série publiée dans le but de vous aider à comprendre comment votre conseiller vous accompagne tout au long de votre vie dans l’atteinte de vos objectifs personnels et financiers. Dans ce second numéro :

2 : Déterminer vos objectifs personnels et financiers

Rien ne sert de planifier tant que vous n’avez pas clairement identifié vos objectifs. Et puisque vos objectifs évoluent tout au long de votre vie, votre plan financier devra être révisé pour tenir compte de ces changements.

La vingtaine

Si vous êtes dans la vingtaine, vos principaux objectifs sont peut-être de trouver l’emploi qui vous convienne et de rembourser vos dettes étudiantes. Une fois ces objectifs atteints, vous devrez épargner afin de constituer un « fonds d’urgence » (probablement dans un CÉLI) qui vous servira à faire face aux imprévus.

Par la suite, peut-être commencerez-vous à songer au mariage (ou non!) et à l’achat d’une maison. Selon votre revenu actuel et anticipé, ce pourrait aussi être le moment d’ouvrir un REER. Si votre employeur offre de cotiser à votre régime enregistré un montant égal à vos contributions, vous devez profiter de ce programme au maximum; en plus du report d’impôt, c’est de l’argent donné!

La trentaine

C’est souvent au début de la trentaine que surviennent certains des grands changements dans votre vie : mariage ou vie commune, achat d’une maison, enfants.

Votre conseiller pourra vous accompagner à travers chacune de ces étapes. Avez-vous besoin d’un contrat de vie commune; d’un testament? Quel budget consacrer à la maison et comment en financer l’achat? Ouverture d’un compte d’épargne-étude (le compte enregistré le plus généreux au Canada). Quels sont vos besoins en assurance-vie?

La quarantaine

D’autres défis et opportunités vous attendent dans la quarantaine. Il se peut que votre revenu soit maintenant plus intéressant et que vous soyez sur la bonne voie pour le remboursement de l’hypothèque et le financement des études des enfants. C’est le moment d’accélérer l’épargne-retraite.

Des évènements imprévus peuvent cependant bouleverser vos plans et vous forcer à rajuster le tir : perte d’emploi, divorce ou maladie grave. Ou peut-être souhaitez-vous faire un changement de carrière (pourquoi pas le lancement de votre propre entreprise!) ou prendre une année sabbatique pour faire le tour du monde (you only live once!).

Ici aussi, votre conseiller vous aidera à relever ces défis tout en gardant le cap sur vos objectifs à long terme, comme la retraite.

La cinquantaine et la préparation de la retraite

Pour la plupart des gens, la cinquantaine est la décennie ou l’on achève de payer l’hypothèque, les études des enfants sont financées et le revenu ainsi que le taux d’imposition(!) sont au maximum. C’est le moment de contribuer au maximum au régime d’épargne-retraite.

À mesure que la retraite approche, votre horizon de placement raccourci et votre tolérance au risque diminue. La préservation du capital devient plus importante. Votre conseiller vous aidera à adapter votre portefeuille à cette nouvelle réalité.

Votre conseiller vous aidera aussi à articuler votre vision de la retraite. Souhaitez-vous rénover et déménager dans votre résidence secondaire? Faire le tour du monde en Westfalia? Vous rapprocher de vos parents et de la famille en région? Jouer au golf au Québec l’été et dans le sud l’hiver? Vivre au Panama pour profiter des plages et d’une fiscalité avantageuse?

Votre conseiller élaborera avec vous le plan détaillé pour réaliser cette retraite rêvée. Ce plan mesurera les revenus après impôt requis et identifiera les sources de revenus disponibles à la retraite.

La retraite

La retraite marque le début du décaissement des actifs accumulés durant votre vie active. La stratégie de décaissement élaborée avec votre conseiller tiendra compte des diverses sources de revenus disponibles : fonds de pension de l’employeur, prestations de la Régie des rentes du Québec et de la Pension de sécurité de vieillesse, REER, CÉLI, épargne non-enregistrée, actifs accumulés dans votre compagnie, immobilier, rente viagère, etc. La stratégie visera à optimiser votre revenu après impôt tout au long de votre retraite, en tenant compte de l’évolution de vos dépenses. On veillera entre autres à reporter l’impôt le plus longtemps possible en puisant d’abord dans les actifs non-enregistrés et le CÉLI ainsi que ceux accumulés dans votre compagnie.

Votre stratégie de décaissement sera basée sur des hypothèses de rendements et d’inflation et devra être révisée régulièrement – avec l’aide de votre conseiller – en fonction de l’évolution des marchés.

Prochain article de blogue

Ayant établis votre situation personnelle et fait votre bilan, la prochaine étape constitue à déterminer vos objectifs financiers. C’est le sujet de notre prochain article.

Les 10 travaux de votre conseiller. #1: connaitre votre situation actuelle et faire votre bilan

Cet article est le premier d’une série publiée dans le but de vous aider à comprendre comment votre conseiller vous accompagne tout au long de votre vie dans l’atteinte de vos objectifs personnels et financiers. Dans ce premier numéro :

1 : Établir votre situation actuelle et faire votre bilan

Établir votre situation actuelle et faire votre bilan est la première étape dans l’élaboration de votre plan financier. Beaucoup de gens ont tendance à procrastiner et remettre cet exercice à plus tard. Pourtant, il nécessite très peu d’effort de votre part – participer à une rencontre de cueillette d’information – puisque c’est votre conseiller qui fera tout le travail, alors que vous en tirerez des bénéfices immédiats et appréciables.

Votre situation actuelle

Un conseiller doit bien connaitre son client. Non seulement est-ce une obligation réglementaire, c’est le fondement de sa relation avec lui. Votre conseiller ne peut vous aider à déterminer vos objectifs et à élaborer un plan pour les atteindre s’il ne vous connait pas vraiment bien.

Ça veut dire quoi au juste « bien connaitre son client »? Il y a bien sur les informations de base : âge, situation maritale, situation d’emploi, revenu, enfants et autres dépendants. Votre conseiller s’intéressera aussi à savoir si vous avez des obligations de pension alimentaire et quel est votre état de santé.

Si votre situation est plus complexe – si vous êtes un entrepreneur, un professionnel à votre propre compte ou un travailleur autonome, par exemple – il voudra savoir comment vos affaires sont structurées. Le cas échéant et si vous le souhaitez, il voudra obtenir le contact de vos autres conseillers professionnels (comptable/fiscaliste, avocat, notaire) afin de coordonner votre plan avec eux.

Comme on le verra dans nos prochains blogues, votre conseiller tiendra compte de votre situation actuelle, de vos objectifs financiers et de votre profil d’investisseur – notamment votre tolérance au risque – dans l’élaboration de votre politique de placement.

Votre bilan

Votre bilan vous permettra d’avoir un portrait de votre situation financière actuelle. Si vos objectifs financiers (retraite ou autres) constituent une « destination », votre bilan est le point de départ de votre périple. Comme tous les bilans, le vôtre comporte des actifs ainsi que des passifs.

Vos actifs

Vos actifs inclus entre autres votre compte chèque ou d’épargne, vos CELI, REER et autres régimes enregistrés, les placements non-enregistrés, votre fonds de pension auprès de votre employeur (si vous en avez un), des actions d’une entreprise privée, la valeur de rachat de votre police d’assurance-vie, votre résidence et autres biens immobiliers ainsi que vos véhicules.

Ces actifs serviront à financer l’atteinte de vos objectifs. Comme nous le verrons dans un prochain blogue, c’est le rôle de votre conseiller de vous aider à faire croitre et protéger ces actifs en fonction de vos objectifs et de votre profil d’investisseur.

Vos passifs

Nous sélectionnons les classes et sous classes d’actifs pouvant contribuer à la diversification du portefeuille, en tenant compte de leur rendement anticipé, leur risque (variance ou volatilité) ainsi que leur corrélation (covariance). Le processus d’optimisation déterminera leur poids dans le portefeuille en fonction de ces 3 caractéristiques.

Prochain article de blogue

Ayant établis votre situation personnelle et fait votre bilan, la prochaine étape constitue à déterminer vos objectifs financiers. C’est le sujet du prochain article.

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